©JLL-LeTROT / La couverture de champion pour Propulsion, numéro 1 européen
Résumer son triomphe à la chance serait injuste mais force est de constater que Propulsion a cette fois connu plus de chance qu'il n'en a eu parfois à Vincennes Hippodrome de Paris. Alors qu'il tentait de revenir sur Cleangame, ce dernier a pris subitement le galop à mi ligne droite, laisssant alors le champ libre au crack d'originie américaine et battant pavillon suédois sous l'égide de Daniel Redén. Vainqueur de toutes les belles courses scandinaves à l'exception de l'Elitloppet, Propulsion n'avait gagné qu'une fois sur la piste parisienne : le Grand Prix de Bourgogne sur les 2100m avec départ à l'autostart. Mais sur le parcours référence, celui des 2700m, emprunté notamment le jour du Grand Prix d'Amérique, Propulsion avait pris des places parfois au goût amer mais n'était pas encore parvenu à l'emporter. C'est désormais chose faite et dans une compétition qu'on peut comparer au grand événement de janvier. Numéro 1 au classement des UET Masters Series du Trot, il l'emporte sur toute la ligne en s'offrant la Finale.
Les regrets sont donc dans le clan de Cleangame, auteur d'une grande performance avant sa faute. Belle satisfaction en revanche dans l'entourage de Bahia Quesnot, deuxième de la course en finissant fort en pleine piste pour échouer à la hanche du vainqueur. À l'issue d'une longue course d'attente, le double lauréat de Grand Prix d'Amérique Bold Eagle monte sur la troisième marche du podium après avoir été malchanceux à l'entrée de la dernière ligne droite.
Le chrono de la course fait afficher 1'11''9 pour les deux premiers, soit le troisième meilleur temps de la course à égalité avec celui de Ready Cash (2013) et à sept dixièmes du record d'Aubrion du Gers, le regretté double tenant du titre, à qui un hommage a été rendu au cours de la réunion (une course portait son nom).